Louis-Mathieu Verdilhan – peintre de Marseille

En ce début de siècle, les peintres du quai de Rive-Neuve à Marseille ouvrent leur fenêtres sur un motif en continuelle mouvance qui inspirera les plus grands : Matisse depuis l’hôtel Beauvau, Marquet dans l’atelier de Fégier, Othon Friesz, André Lhote, Kisling ; aucun d’eux, cependant, dans sa vision du Vieux-Port, n’égalera Louis-Mathieu Verdilhan. Solitaire, étranger à tout esprit de clan, lui seul exprime dans son style très personnel la vérité profonde de l’antique cité. Avec une puissance expressive, les formes se galbent, se structurent de la poupe aux drisses des navires, accusent sa volonté d’ordonnancer ce microcosme autour de son talent de peintre.

La Provence terrienne trouve aussi en lui son peintre inspiré. Les larges aplats de couleur cernés de noir architecturent des villages qui ne relèveront jamais du cubisme : le panache blanc pommelé de la locomotive entrant en gare est là pour nous rappeler que Mathieu ne veut appartenir à aucune école.

Notre dernière invitation au lecteur sera de partager l’ultime étape de Mathieu, quand plongeant dans le cœur crépusculaire de Marsiho exalté par Suarès, il ne peint plus que le Vieux-Port, dans une vision dramatique, reflet de sa détresse.

Cet ouvrage présente enfin un premier essai de catalogue raisonné de l’œuvre de Mathieu Verdilhan.

Parution novembre 1991
Format : 30×25
156 pages
520 illustrations
Epuisé
ISBN : 2-85744-540-7

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